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La nomination d’un conseil scientifique de l’Éducation nationale en 2018 conduit à s’interroger sur les rapports entre science et éthique professionnelle enseignante.

En effet, il n’est plus possible de penser l’éthique professionnelle, en particulier enseignante, sans tenir compte de l’histoire du xxe siècle : celle des régimes autoritaires et des massacres de masse qui se sont appuyés sur les progrès des sciences et des techniques. Cela conduit à se demander quelle éthique peuvent se donner les enseignants. L’histoire des fascismes de masse nous questionne sur la place que l’éducation a pu prendre dans ces phénomènes. Les études sur la soumission à l’autorité ou le conformisme de groupe ont interrogé la continuité avec les situations sociales quotidiennes, en particulier professionnelles. Diverses expériences éducatives ont montré qu'il est possible de reproduire les mécanismes d’émergence des totalitarismes dans une salle de classe. Tout cela doit nous conduire à penser ce que sont une éthique enseignante et une éducation qui favorisent la conscience critique et les capacités de résistance à l’oppression. C’est ce que se propose cet ouvrage en s’appuyant en particulier sur une relecture de l’oeuvre du philosophe et pédagogue brésilien Paulo Freire.
Irène Pereira enseigne la philosophie à l'École Supérieure du Professorat et de l'Éducation (ESPE) de l'académie de Créteil. Elle est rattachée à l'université Paris-Est Créteil