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Les dirigeants de l’économie capitaliste s’efforcent depuis quarante ans de saper les bases d’un système social de sécurité face aux aléas de l’existence.

Les luttes sociales ont permis de construire un ensemble de mesures dont une propriété collective pour faire face aux risques maladie et vieillesse, un droit au travail, mais aussi un droit du travail protecteur des salarié·e·s, des revenus assurés pour les plus démunis, une protection contre le licenciement et le chômage, une politique du logement, etc. Certes, le système était insuffisant, inégalitaire, mais il n’en a pas moins permis une amélioration des conditions d’existence. Tout ceci est mis à mal. Les salarié·e·s par leurs luttes ont enrayé le processus de destruction ; ils ont obligé les gouvernements à revenir sur des mesures prévues, ou, au moins, à composer. Pour en finir avec ces résistances et imposer enfin l’utopie néolibérale d’individus cherchant à maximiser leurs intérêts, celle d’une société, en somme, sans collectifs et sans solidarités, il reste aux dominants à modeler les consciences en transformant les systèmes éducatifs et si cela ne suffit pas à susciter la peur. C’est cela que ce livre décrit.

 

Christian de Montlibert, sociologue, a travaillé sur les effets de la désindustrialisation de la Lorraine sidérurgique et du textile vosgien. Enseignant à l’université de Strasbourg, il a analysé les mouvements sociaux et les mobilisations collectives. Il a fondé et dirigé la revue Regards sociologiques. Il est aujourd’hui professeur émérite de l’université de Strasbourg.