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Lorsqu’en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l’élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux.

Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des États-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête.
Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d’un rival avait trempé dans l’assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s’agissait de l’emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d’affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique.
Trump ne l’emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d’une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l’extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg.
La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur.
La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l’inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d’une chute devenant de jour en jour plus prévisible.

Paul Jorion, anthropologue, sociologue, psychanalyste et, à l’occasion, romancier, a vécu douze ans aux États-Unis, un pays qui lui est non seulement familier mais qu’il a étudié en profondeur. Au point d’ailleurs qu’acteur du monde financier là-bas, il a fait partie de la poignée d’analystes ayant prévu la crise des subprimes. L’ouvrage où il annonçait un effondrement imminent : La crise du capitalisme américain (2007), est disponible aux éditions du Croquant.

Table des matières

Avant-propos

Introduction : Science et société à l’épreuve du néolibéralisme

Première Partie. La Désindustrialisation

Chapitre I : La fermeture d’entreprises textiles dans les Vosges
Résistances dans une population désorientée
Conclusion

Chapitre II : Le grand coup. La fin de la sidérurgie
Manifestations et violences à Longwy – 1979
Chapitre III : Faire Groupe. Appartenance, croyances et conscience partagée de l’exploitation ?
Des mots et des images ; les pratiques sociales de mobilisation collective
Le travail d’appareil

Protéger les réseaux de mobilisation

Deuxième partie. La financiarisation

Chapitre I : Le chômage de masse :
un processus de décivilisation
Les difficultés d’une mobilisation unitaire

Chapitre II : La fragmentation d’un monde salarié
sur la défensive
Une division du travail transformée 
Conclusion

Chapitre III : La lutte entre les territoires et l’éloge de l’identité
La célébration de la région par la presse lorraine
L’affaire du synchrotron en Alsace

Troisième partie. La politique de managérialisation

La constitution européenne : un traité de droit des affaires

Chapitre i : Un dernier sursaut le mouvement social de décembre 1995
Le capital économique retrouve sa place

Chapitre II : Managérialisation, marchandisation et professionnalisation
La production du savoir mise en question

Chapitre III : Résistances universitaires, « La parole fait le mur »
La poursuite inexorable de la managérialisation

Conclusion : La violence d’État