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Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Les raisons qui rendent un terrain plus « sensible » ou difficile lorsqu’on le compare à d’autres sont autant d’ordre pratique que contextuel. Quelles sont les limites qui définissent un terrain dit difficile ?

Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».

Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?

La culture n’est pas une catégorie comme une autre de l’action publique. C’est une des conditions de la vie politique, celle qui donne le sens du rassemblement nécessaire pour changer la vie, pour donner un nouveau souffle à l’imaginaire, à la création artistique et à l’éducation populaire, à la démocratie.

 

Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes.

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Liêm Hoang-Ngoc
Les mystères de la Troïka


Parution : 04/06/2014

ISBN : 9782365120548

Format papier
160 pages (11 x 18) 12.00 €
À paraître le 04/06/2014

 

couv

 

La Troïka a été mise sur pieds par les États de la zone euro pour traiter la crise de la dette souveraine en Irlande, en Grèce, au Portugal et à Chypre. Dans cet ouvrage, Liêm Hoang-Ngoc, co-auteur du rapport d’enquête du Parlement européen sur l’action de la Troïka, met en exergue les controverses que son intervention a suscitées. Cette dernière ne repose pas sur des bases juridiques solides et pose un problème de légitimité démocratique d’autant plus aigu que de nombreux désaccords sont apparus au sein-même de la Troïka entre le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Non seulement ces différends n’ont été tranchés dans aucune instance communautaire, mais surtout, la Troïka a imposé aux États sous programme, « le pistolet sur la tempe », des politiques d’austérité aussi impopulaires qu’inefficaces. Ces politiques se sont montrées complaisantes envers le monde de la finance. De plus, elles ont non seulement accru le chômage, la précarité et les inégalités mais elles ont aussi détruit la cohésion sociale, sans même atteindre leurs objectifs en matière de croissance et de désendettement. Devant cet échec économique, l’auteur, en écho au rapport d’enquête, en appelle à une révision des politiques menées et à un contrôle démocratique des mécanismes de solidarité financière au sein de l’Europe.
 

Député au Parlement européen, membre de la commission des affaires économiques et monétaires et membre
du Bureau national du Parti socialiste, Liêm Hoang-Ngoc est également maître de conférences en Sciences économiques à l’université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Initiateur de l’« Appel des économistes pour sortir de la pensée unique » en 1996, il a publié notamment : Sous la crise, la répartition des revenus, La Dispute, 2009 ; Il faut faire payer les riches, Seuil, 2011 ; Les théories économiques, petit manuel hétérodoxe, La Dispute, 2011.